vendredi 18 septembre 2015

Happy Marriage T1



  • Auteur: Maki Enjoji
  • Editeur: Kazé Shôjo 
  • Résumé

Chiwa Takanashi, 22 ans, aucun petit ami connu, est une employée de bureau "presque banale"... 

Mais pour rembourser les dettes de son père, elle mène une double vie, travaillant le soir dans un bar à hôtesses. Un jour son secret est dévoilé et soudain... la voilà mariée !

Entre mariage de raison et sentiments contradictoires, Chiwa va découvrir du jour au lendemain les joies et les galères de la vie de couple !

  • Mon avis:

Pour ne pas risquer d'être déçue pour mon retour dans la catégorie des shojos j'ai décidé de m'en tenir aux avis que j'avais pu lire sur certains mangas et ai donc choisi de me plonger dans le premier tome de "Happy Marriage" par Maki Enjoji. Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais pas détendu l'esprit et je dois dire que ce premier tome aura parfaitement rempli son rôle en matière de légèreté. 

Ainsi je me suis donc plongée dans un univers tout à fait sympathique et pétillant en compagnie de Chiwa et de Hokuto, contraint tous les deux de se marier du jour au lendemain. Je ne me suis pas attardée sur les raisons de ce mariage, étant donné que je les trouve totalement loufoques et carrément tirées par les cheveux, le but n'étant pas d'être cérébrale et souhaitant simplement passer un bon moment. 

Au final, laissant de côté réflexion et maux de tête, j'ai totalement été conquise par l'univers graphique de notre mangaka, les traits sont doux, les formes arrondies et  les personnages avenants. 

En plus d'adhérer au graphisme de cet univers, la magie de la simplicité a opéré puisque je me suis prise d'affection pour nos deux tourtereaux. On y suit donc Chiwa, une jeune femme haute en couleur, qui suscite chez nous des le départ des sentiments bienveillants.  Maladroite jusqu'au bout des ongles, humour bien taillé et absence de niaiserie font d'elle une héroïne de manga comme je les aime. Hokuto, quant à lui, remplit également tous les critères nécessaires: Charme indéniable, intelligence redoutable et caractère "compliqué" (c'est un euphémisme...) : Bref nous avons donc un "carton plein" pour nos deux personnages !

On suit donc ces derniers dans les premiers instants de leur vie à deux, premiers instants qui nous valent des beaux fous rires, qui nous ravissent lorsque cela devient plus sentimental et qui nous colle cette espèce de sourire niais tout au long de la lecture.

Sans vouloir m'étendre sur cette chronique, ayant envie de faire aussi simple et léger que ce premier tome, j'ai passé un très bon moment en compagnie de nos deux futurs (?) amoureux. L'auteur nous ravie par la qualité de ses dessins et par son histoire qui se déguste comme un bon chocolat chaud, un soir d'hiver, devant la cheminée. C'est certain que j'achèterai la suite et que je me la réserverai pour les moments de baisse de morale, histoire de se remettre un peu de baume au coeur :).

mercredi 16 septembre 2015

Respire



Auteur: Anne Sophie Brasme

Editeur : Le livre de Poche 

Prix: 5,10 euros

Résumé:

Charlène est une enfant comme les autres, qui vit sans trop se poser de questions, prend ce qu'on lui donne et ne demande rien. Elle habite un immense appartement à Paris avec ses parents, pas très aimants ni très amoureux.

Charlène souffre: elle est asthmatique, se sent incomprise, mal aimée. Avec l'entrée au collège commencent de longs mois difficiles, de solitude et d'attente. Jusqu'à l'arrivée de Sarah, brillante, magnétique. Une amitié naît, qui pour Charlène est un don inespéré de la vie, un émerveillement. Avant les petites déceptions, les souffrances, la passion lui le désespoir.

Une roman d'une vérité hallucinante écrit par une femme fille de 17 ans.

Mon avis:

Pour mon grand retour sur la blogosphère j'ai absolument voulu commencer par chroniquer  un "roman coup de fouet": Respire de Anne Sophie Brasme. Il faut savoir que la première édition de cette oeuvre date de 2001 et qu'elle avait notamment reçu le prix du premier roman de l'université d'Artois et qu'à l'époque, comme l'énonce le résumé, l'auteur n'était âgée que de 17 ans. Aujourd'hui si l'on suit son parcours on ne s'étonne pas de voir notre chère écrivaine sur les bancs de la Sorbonne... du point de vue, bien sûr, du professeure agrégée de lettres modernes. 

Ce roman, qui avait déjà eu un très beau succès à l'époque, a eu l'honneur de bénéficier d'une nouvelle tribune grâce à son adaptation cinématographique de Mélanie Laurent (que j'ai d'ailleurs refusé de voir avant de lire le bouquin). Autant vous dire que cette oeuvre est, pour moi, un véritable coup de poing. Chaque parole m'a bouleversé et je n'ai pu lâché l'ouvrage avant de l'avoir terminé.

L'auteur y aborde des thèmes très délicats, dont l'amitié, l'amour, la recherche d'une "raison de vivre"..., dans cette période charnière qu'est l'adolescence. On suit donc sur plusieurs années le point de vue de Charlène,  jeune fille qui voit se dérouler sa vie sans en apprécier la saveur. Ce personnage m'a véritablement heurté l'esprit puisque je retrouve dans son caractère, dans son rapport à l'existence, cette espèce de mélancolie, de tristesse que nous sommes relativement tous amené à ressentir au moins une fois dans notre vivant. 

Dès lors je me suis identifiée à Charlène, malgré les actes qu'elle pourra mener et tous les reproches qu'on peut lui faire, qui m'est apparue comme la traduction des paradoxes de notre époque : c'est à la fois une jeune intelligente qui mobilise son esprit pour s'interroger sur la vie mais à la fois une jeune fille sensible, évoluant dans un environnement familial morne sans être désagréable, subissant une société individualiste qui la pousse (comme nous tous également) à trouver une raison d'être, un but, sous peine de tomber dans l'anonymat.

Et voici que débarque Sarah, charismatique au possible, dans la vie de Charlène au moment où celle ci commençait à tester les limites de sa vie. Une relation amicale débute entre les deux jeunes filles jusqu'à ce que Sarah devienne la plus "fidèle" amie de Charlène. Cette première est un personnage très "brutale", c'est une dominante qui connait ses qualités, sait jouer de ces défauts et se saisir des opportunités qui s'offrent à elle. Au final nos deux acteurs forment un duo totalement antinomique et on se doute que seul le brasier pourra résulter d'un tel assemblage. 

L'amitié entretenue entre les deux jeunes filles nous bouleverse, amitié obsessionnelle qui tel un tsunami ravage tout sur son passage. Tout au long de leur relation les deux jeunes filles nous apparaissent comme prisonnières d'une amitié qu'elles ne contrôlent plus. On hurle contre elles, on s'agite, on se demande si une telle situation est possible et l'effroi s'empare de nous lorsqu'on prend conscience que certains des rapports décrits dans l'ouvrage ne nous sont pas aussi inconnus que cela.  

Ainsi on assiste, impuissant, à la conclusion du roman que nous connaissons depuis le début de l'oeuvre mais qu'on s'évertue à nier tout au long de notre lecture. Assister à un tel déchainement de violence psychologique et physique entre les deux personnages est très lourd à supporter pour le lecteur et je dois dire que cela m'en a coupé le souffle à plusieurs reprises. J'ai notamment ressenti une très  grande culpabilité, lors du dénouement, lorsque je me suis mise à partager les sentiments et les émotions de Charlène après qu'elle ait effectué son acte. En clair l'auteur nous amène habilement à nous remettre en question, à défier nos préjugés et à nous confronter à un "moi" que nous ne voulons pas forcément reconnaitre.

Aussi dans l'analyse du rapport Charlène/Sarah j'ai eu l'impression de retrouver un rapport de force que l'on peut retrouver dans les sociétés contemporaines : celui entre le faible et le fort.  Dès lors au delà de nous conter l'histoire d'une amitié obsessionnelle Anne Sophie Brasme nous éveille et nous questionne sur la réalité des rapports entre les individus de notre société. 

Je finis cette chronique, que j'aurai eu beaucoup de mal à construire tellement les émotions ont été vives et spontanées, en vous conseillant de vous jeter sur ce roman qui laissera, sans aucun doute, une trace indélébile dans votre esprit. Selon moi cette oeuvre de qualité mériterait qu'on la place au même rang que certains de nos plus grands classiques. 

mardi 15 septembre 2015

Retour en fanfare et plates excuses.





Bonsoir à tous !

Mille excuse pour mon absence prolongée, je suis consciente que cela ne se fait absolument pas en début de création de blog. Mais bon vous me pardonnerez (vous êtes obligés) puisque je vais bien me rattraper ! 

Ainsi après un déménagement éprouvant et une rentrée en M1 (tout aussi fatigante) je redémarre sur les chapeaux de roue en espérant pouvoir vous présenter les nombreux ouvrages que j'ai pu lire depuis que je vous ai quitté (oui je n'ai pas chômé de ce côté là ;) )

Au programme plusieurs contemporains dont "Ma vie ne sait pas nager" de Elaine Turgeon,  "Respire" de Anne Sophie Brasme ou encore un petit bouquin bien sympathique "Ancien malade des hôpitaux de Paris" de Daniel Pennac. De même j'ai à vous présenter pas mal de manga dont la suite de "A silent Voice" ainsi qu'également l'incontournable "Happy Marriage" de Maki Enjoji. Et bien sûr une jolie pile de bit-lit et de fantastique n'attend que d'être chroniquée avec en entrée "L'héritage des rois passeurs" de Manon Fargetton ou encore "La ménagerie de papier" de Ken Liu !

Du côté des acquisitions mon portefeuille n'a également pas chômé, à mon grand désarroi, puisque j'accueille dans ma bibliothèque des lectures figurant dans ma wish-list ("Insaisissable" de Tahereh Mafi, "Le Joyau" de Amy Ewing ), et d'autres achats compulsifs, notamment l'intriguant "Le Testament de Jessie Lamb" de Jane Rogers. Actuellement je me détend l'esprit et craque complètement pour Riker de "Vampire Nation', de Larissa Ione, dont je vous parlerai très prochainement. 

Cette petite énumération n'est, bien entendu, pas exhaustive et je vous réserve bien d'autres lectures. 

Je vais avoir pas mal de boulot entre les ouvrages à lire pour les cours et les lectures pour le blog cependant je vais essayé de garder un rythme continu de deux chroniques par semaine. Aussi je vous donne rendez vous demain soir pour la reprise officielle du blog ! :)

(PS: Voici un petit sac en toile , que l'on m'a donné avec des bouquins, pour lequel je craque complètement, vous comprenez pourquoi non :P ? )




dimanche 23 août 2015

Fräulein France


  • Auteur: Romain Sardou
  • Editeur: Editions Xo
  • Prix: 19,90 euros
  • Résumé:

Septembre 1940. Après la débâcle, l'Occupation commence. 

A Paris, les Allemands profitent de tous les plaisirs. Au Sphinx, la célèbre maison close, l'arrivée d'une nouvelle pensionnaire fait sensation. Mademoiselle France est d'une beauté troublante. Elle ne "monte" qu'avec le gratin de l'armée allemande. 

Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu'elle fait ou dit n'est laissé au hasard. 

Fräulein France a sa propre guerre à mener...


  • Mon avis:

Le roman historique est un genre que j'affectionne particulièrement pourtant il y a bien longtemps que je n'en avais dévoré avant ma découverte de "Fraülein France" de Romain Sardou et c'est avec plaisir, vous imaginez, que je me suis plongée dans cet ouvrage. Au final je ressors de ma lecture satisfaite mais loin d'être envoutée.

Ce roman se déroule durant la seconde guerre mondiale après l'opération d'Eben-Emael qui se conclura par la mise en place de l'occupation allemande en France. Cette période historique a été beaucoup traité et à chacun des ouvrages que j'ai pu lire sur le sujet j'ai trouvé que l'approche réalisée était toujours assez similaire.

C'est ainsi que j'ai été agréablement surprise lorsque j'ai lu, qu'à travers ce roman, nous allions traiter d'une façade de l'histoire que nous abordons bien trop peu à mon goût; celle du rôle des filles de joie lors des période de guerre. Sans vouloir établir ma science sur le sujet il faut savoir que, lors de la première guerre mondiale, une décision du Conseil d'Etat avait interdit aux filles de joie d'exercer pour éviter que "les confidences sur l'oreiller" ne trahissent les actions de l'armée française (on dit merci les cours de droit haha). Ainsi pour moi ce roman était l'occasion d'en apprendre plus sur le sujet. Cependant je regrette que l'auteur n'ai pas assez traité, selon mon avis, cet aspect de l'histoire.

À travers cette ouvrage nous suivons plusieurs protagonistes et particulièrement un officier allemand et France, jeune fille de joie très secrète qui intègre une célèbre maison close de Paris. Cette dernière ne montre d'intérêt que pour les hauts gradés allemands et on se doute bien que cette attirance a un rapport avec les évènements tragiques narrés au début de l'histoire. Tout au long de l'ouvrage je ne me suis jamais prise de sympathie pour les acteurs de ce roman puisque Romain Sardou adopte un style de narration qui nous place automatiquement en retrait des acteurs. Moi qui suis friande des oeuvres où je me sens proche des personnages j'avoue avoir été un peu perturbé.

Cependant malgré un début de lecture difficile j'ai tout de même été happé par l'intrigue de l'histoire et conquise à partir de la moitié du roman. J'ai apprécié que l'auteur insiste, à travers ses personnages, sur le fait qu'il n'existe ni de "gentille" ni de "mauvaise" personne, et que cette qualification ne dépend que du point de vue de celui qui critique. La fin du roman m'a pleinement satisfaite et sans être totalement inattendue, celle ci m'a tout de même surprise. De même je salue le sérieux travail de recherche qu'a effectuée l'auteur, travail qui permet une bonne immersion dans cette période sombre de l'histoire.

Au final ce roman historique, bien qu'il ne réponde pas totalement à mes attentes, m'a tout de même plu et c'est avec plaisir que je lirai d'autres oeuvres de Romain Sardou.

vendredi 21 août 2015

A Silent Voice T1


  • Auteur: Yoshitoki Oima
  • Éditeur: ki-oon 
  • Prix: 6,60 euros
  • Résumé:

Shoko Nishimiya est sourde depuis la naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.

Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle fait de son mieux pour dépasser ce handicap, mais malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.

Tour à tour psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes... jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. Ce jour-là, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusqu’ici ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable...

  • Mon avis:

Après avoir lu les tomes 1 et 2 de "The Ancient Magus Bride" j'ai continué mon petit périple mangatesque (oui oui je viens d'inventer ce mot) pour essayer de rattraper le temps perdu."A silent voice" n'est pas un manga qui m'a attiré par ses graphismes mais par l'histoire qui était proposée mais également par l'engouement que ses sorties ont provoqué au Japon (quand même un manga qui dépasse "L'attaque des titans" dans le top des ventes ne pouvait qu'être bien !). C'est ainsi que je me suis procurée ce premier tome assez rapidement et que j'en ressors convaincue.

Comme je le disais précédemment l'univers graphique du manga ne m'a pas spécialement plu. Bien loin des formes arrondies et chaleureuses des shojos j'ai trouvé, dans ce seinen, que les traits de l'auteur étaient assez rudes et j'ai surtout constaté, à mon goût, un sérieux manque de détail concernant les personnages. Effectivement les protagonistes présentés me sont apparus assez grossiers dans le dessin, ce qui m'a d'ailleurs parfois mise mal à l'aise. Cependant après réflexion j'ai trouvé que le choix du mangaka (que je ne connais pas donc je ne saurais juger si c'est le style qu'il adopte à chacune de ses oeuvres) d'avoir recours à ce type de dessin était tout à fait habile en raison du sujet de l'histoire.  Effectivement ce manga a une certaine portée réaliste qui dérange et je pense que si l'auteur avait composer autrement son monde cela n'aurait pas eu la même portée. Ainsi malgré un style graphique qui ne m'a pas convenu au premier abord, au final je trouve que le genre de dessin adopté est judicieux et pertinent.

Quant à l'histoire je ne trouve rien à redire, celle ci m'a totalement emballée en raison des deux thèmes majeurs qui sont abordés: l'handicap et le harcèlement à l'école. On y suit deux personnages que tout oppose. Le premier, Shoya, est un jeune garçon de CM2, complètement perdu et ayant peur de la différence, mais qui compense son mal-être par une super-activité qui le conduit à faire toutes sortes de bêtises et à se faire remarquer en classe. À l'arrivée de Shoko dans sa classe, une jeune malentendante, Shoya va passer par d'innombrables émotions à son égard jusqu'à la détester et lui rendre la vie impossible. Dès lors ce premier tome nous relate les sévices subis par Shoko à cause de Shoya et sa bande, sévices qui vont se retourner contre le principal intéressé lorsqu'il franchira une fois de trop la limite. 

Au final ce premier tome est assez moralisant et le mangaka n'hésite pas à exposer clairement son enseignement à travers ces personnages : "C'est ce qui s'appelle un retour de bâton" clamera une des camarades de classe de Shoya. 

Ainsi "A silent voice" m'aura convaincu et perturbé comme il le faut, il aura su laisser sa marque en moi car une fois reposé le livre il m'est apparu impossible de ne pas y songer. Bien que la dureté des dessins et des paroles peuvent nous mettre mal à l'aise il est toutefois nécessaire de passer par là pour, d'une part réaliser un vrai travail de réflexion sur les thèmes abordés, mais d'autre part pour s'interroger également sur notre comportement personnel face à ce qui nous effraie. C'est donc avec un réel intérêt que je me plongerai dans la suite de cette série qui nous promet, au regard de la fin du premier tome, de multiples rebondissements. 


lundi 17 août 2015

The Ancient Magus Bride T1



  • Auteur: Koré Yamazaki
  • Éditeur: Komikku
  • Prix: 7,90euros
  • Résumé:

Chisé Hatori a 15 ans. Elle n'a ni famille, ni talent particulier, ni aucun espoir dans la vie. Un jour, elle est vendue à un sorcier, un non-humain dont l'existence remonte à la nuit des temps... Il la prend sous son aile pour faire d'elle sa disciple et lui annonce qu'à terme, elle deviendra son épouse. Alors, les aiguilles qui semblaient à tout jamais figées dans son coeur se mettent à tourner de nouveau, petit à petit...

  • Mon avis:
J'ai fais la découverte de ce manga en Juillet lors de ma participation à la Japan Expo 2015 et avant que je vous expose mon opinion je me dois de vous expliquer l'état d'esprit dans lequel j'étais. En Juillet cela faisait à peine une semaine et demi que j'étais revenue de mon voyage au Liban et j'avoue que j'avais laissé de côté depuis un long moment ma passion pour les écrits asiatiques et notamment les mangas. 

Ainsi lorsque je suis allée à cette Japan Expo 2015 j'étais à la fois toute excitée de renouer avec une amie de longue date mais à la fois j'avais un peu peur de ne pas retrouver la petite étincelle qui me faisait tant aimer ce monde là.. Au final il ne m'a fallu que quelques petites minutes pour retrouver la fièvre asiatique et c'est avec engouement que je me suis plongée dans l'évènement. Enfin, je vous avoue avoir beaucoup de temps à rattraper haha (dans ma tête j'en étais resté uniquement à Naruto et ses autres compères), j'ai du notamment demandé un nombre incalculable de fois à mon frère et à ma belle soeur de m'expliquer qui représentait tel cosplay etc... Promis à la Japan Expo 2016 je serai  calée ! :)  Enfin le principal est que la flamme est revenue et le manga que je vous présente ici en est pour beaucoup et a constitué pour moi une formidable lecture ! 

The Ancient Magus Bride a tout d'abord attiré mon regard par la finesse et la poésie qui se dégageaient de sa couverture, beauté des traits et de la plume qui se retrouvera tout au long des pages de l'ouvrage. Je ne connaissais pas l'auteur mais celui ci a fait un travail que je trouve extraordinaire en créant un monde lyrique bien développé, des personnages magiques de caractère et originaux. Il faut dire que les protagonistes qu'on trouve dans ce manga sont assez inaccoutumés, à l'instar de la relation qui unit Elias et Chisé  et qui me rappelle fortement le conte de la Belle et la Bête.

Elias Ainsworth est un magicien très puissant, non humain, qui présente un physique assez atypique (comme vous pouvez le voir sur la couverture). Avec son allure squelettique Elias m'a tout de suite inspiré la sympathie (surtout à chacune des pages où je l'ai vu caricaturé haha). Assez énigmatique dans ce premier tome, on se doute cependant qu'il renferme de lourds secrets, ce qui expliquerait en parti sa mauvaise réputation, et j'espère en apprendre plus sur lui dans les prochains volumes. Pour le moment j'ai beaucoup apprécié sa manière de se comporter envers Chisé et j'ai hâte de savoir comment leur relation va se développer. 

Chisé quant à elle est un personnage de manga comme je les apprécie, c'est à dire une jeune fille de 15 ans, forte, qui ne pleure pas à chacune des pages. "Pure"serait pour moi l'adjectif qui lui correspondrait le mieux. Tout au long du livre j'ai apprécié la voir évoluer au côté d'Elias, être initiée et manifester ses premiers talents de Slay Vega. Son rapport avec l'environnement, la nature et les êtres vivants m'a particulièrement touché. 

L'histoire est magnifiquement bien menée et ce premier tome, déjà rempli d'aventures, nous promet une suite tout aussi belle. Gros coup de coeur pour les leçons de tolérance, de respect envers la nature et d'amour qui, pour moi, sont sous jacentes à ce manga. L'auteur traite avec une poésie redoutable des thèmes qui sont aujourd'hui à l'ordre du jour de tout être humain responsable.

En clair l'impression de tenir un petit bijou, tout au long de ma lecture, ne m'a jamais quitté, pour moi ce manga est un poème illustré, une ode à la magie, à la tolérance et à l'amour. Vous l'aurez compris c'est avec joie que je me jetterai sur le prochain tome de cette série et que je vous conseille d'en faire autant.

dimanche 16 août 2015

LE PARIS DES MERVEILLES T1 : Les Enchantements d'Ambremer



  • Auteur: Pierre Pevel
  • Éditeur: Bragelonne 
  • Prix: 17,90 euros en format papier et 10,90 euros en format numérique
  • Résumé:

Paris, début du XXe siècle. 

Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons; les dames portent des corsets, des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres le long des Grands Boulevards aux immeubles haussmanniens Mais ce n'est pas le Paris de la Belle Époque tel que nous l'entendons: la tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes ont investi la Seine, les farfadets, le bois de Vincennes, des chats ailés discutent philosophie et une ligne de métro permet de rejoindre le pays des fées.

Occupé à enquêter sur un trafic d'objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve même à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n'a d'autres choix que de s'associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien... 

Bienvenue dans le Paris des Merveilles


  • Mon avis:

C'est parti les amis embrayons pour cette première chronique sur le tome 1 du Paris des Merveilles (que je lisais au petit déjeuner si vous avez bien suivi ;) ), dont je viens tout juste d'achever la lecture. 

Il y a quelques mois lorsque j'ai vu que Bragelonne allait réédité cet ouvrage, dont je  ne connaissais alors pas l'existence, j'ai tout de suite accroché à l'histoire qui nous était proposée. Il faut dire que tous les ingrédients étaient rassemblés pour que je passe un beau moment :  tout d'abord une magnifique couverture qui retranscrit tout à fait l'ambiance du livre, ensuite l'incontournable et belle Paris au plus haut de sa gloire avec ses fiacres déambulant dans les rues célèbres (et où je n'avais aucune peine à m'imaginer le martèlement des sabots des chevaux sur les pavés de la capitale), un monde enchanté et fabuleux, connu de tous, côtoyant un quotidien que nous aurions pu connaitre en raison du réalisme des faits historiques qui y sont évoqués (petit coup de coeur pour la mention faite à Jules Vernes), des personnages charismatiques aux pouvoirs magiques et à la réparti bien travaillée et surtout un auteur, dont le talent n'est plus à démontré, qui mène avec habilité et originalité tout ce petit monde.

Concernant la trame de l'histoire, et bien que je ne sois pas du tout d'habitude conquise par les enquêtes policières, les thrillers et autres genres dans le même style, je dois dire que j'ai passé un  agréable moment à suivre les péripéties de nos deux acteurs principaux, à savoir Griffont et la  baronne Isabel de Saint Gil. Le premier nous apparait comme un homme de son époque très charmant et bon vivant et c'est avec plaisir que l'on suit son quotidien, ses manières qui prêtent à sourire et notamment son aspect casanier qui l'oppose de manière virulente à Isabel de Saint Gil. Griffont achèvera de nous conquérir par son dévouement à ses amis ainsi qu'à son héroïsme qui le poussera à sortir de son petit rythme journalier bien ordonné. Isabel de Saint Gil est, quant à elle, une femme de caractère, pionnière du féminisme au sens de l'humour aiguisé. Pétillante de malice, aventurière dans l'âme, les aventures et le personnage de la baronne de Saint Gil pourraient être un livre à part entière tellement elle semble en avoir fait dans sa vie. Le duo Griffont/Isabel fonctionne à merveille et le puzzle achève de se former par une histoire tout à fait plaisante qui nous mène dans plusieurs mondes très bien travaillés et décrits et dont on ne peine pas à s'imaginer. De la même manière les personnages gravitant autour de nos héros sont tous aussi charismatiques et on se prend d'affection pour certains d'entre eux. Ainsi je pense alors aux fidèles Auguste et Lucien ou encore à Mr Falissière qui m'apparaît comme un homme bon et savant avec qui j'aurais bien aimé partager un petit thé le dimanche !  

Quelques petits éléments auront cependant perturbé ma lecture. D'une part j'ai trouvé la fin des aventures de nos amis bien trop simple et expédiée à mon goût au regard des péripéties éprouvées tout au long du livre. D'autre part une certaine gêne ne m'a jamais quitté lors de la lecture de l'ouvrage: le sentiment de lire un livre sans défaut dans sa construction. Vous me direz que c'est parfait s'il est sans défaut (certes) cependant cela m'a donné une petite impression de vide à la fin de l'ouvrage, une impression de tenir un "livre trop propre" pour laisser une marque indélébile dans mon coeur. Je soulignerai tout de même pour relativiser mes propos qu'à certains moments la justesse des propos de Pierre Pevel sur l'amour ou sur la résistance de l'amitié face au temps m'a particulièrement touchée. 

En bref ce roman a été pour moi une très belle balade dans le Paris de la Belle Epoque en compagnie de personnages tout à fait charmants. Je lirai avec plaisir la suite des aventures de nos chers amis même si l'aspect "stérilisé" de l'ouvrage m'aura un peu dérangé. 

Bienvenue sur Roseau des Merveilles !

En guise de prologue, s’il vous plaît, laissez moi vous présenter cette énième blog consacré, principalement, à une passion qui consume beaucoup d’entre nous : la Littérature. Depuis maintenant pas mal de temps je suis, avec une certaine assiduité, les fantastiques chroniqueurs et chroniqueuses qui nous fournissent, à nous lecteurs passionnés, des avis, des idées et bien plus encore. Ainsi, en ce matin du 16 Août 2015, après un bref petit déjeuner accompagné de ma lecture du moment (Le tome 1 du Paris des Merveilles de Pierre Pevel), m’ai enfin apparu le courage d’ouvrir ce blog afin de partager avec vous mes plus grandes passions. C’est particulièrement ce besoin de partage qui m’a poussé à effectuer une telle démarche et j’espère pouvoir vous toucher à travers les œuvres qui m’auront fascinées, simplement conquises ou encore faites hurlées.

Avant toutes émulsions de sentiments je voudrai insister sur le fait que la sélection des différentes œuvres présentées, ainsi que les avis que j’émettrais sur celles ci, ne tiennent qu’à ma propre personne et qu’il ne s’agit ici, en aucun cas, d’afficher un quelconque jugement de valeur par le choix de mes lectures, de dénigrer une œuvre et j’en passe des plus mauvaises.

Vous l’aurez compris la liberté et le respect sont mes mots d’ordre ! :)

Concernant le contenu de ce blog vous comprendrez très vite que j’ai des goûts assez éclectiques, je lis principalement de la fantasy, de la bit-lit et de la SF (bon oui effectivement c’est assez large comme description), mais également pas mal de contemporains, d’essais, de romans historiques, de BD, mangas, poésies, classiques, tartiflettes, navets et... oups oui je vous disais bien que j’aimais un peu de tout haha. Bref vous le verrez et le subirez même : je vais vous inonder d’œuvres en tout genre !

Cependant arrêter cette description ici serait l’équivalent de m’amputer de mes deux bras ou de mes deux jambes (ou même les deux à la fois). Effectivement si la lecture rythme mon quotidien, deux autres passions prennent également une place très importante dans ma vie.

D’une part mon cheval (et attention c’est là où vous comprendrez ce titre farfelu qui me décrédibilise totalement et qui vous a fait passer votre chemin une première fois) Roseau, qui depuis 7 ans maintenant, a rendu ma vie beaucoup plus chaleureuse.

Et d’autre part, soyons plus sérieux maintenant, « les voyages », même si j’avoue avoir un peu de mal à définir ma passion avec ce terme. Effectivement du haut de mes 20 années d’existence j’ai eu la chance de parcourir quelques petits morceaux de planète, notamment pendant des périodes assez longues. C’est particulièrement mon année Erasmus au Liban qui m’aura le plus appris sur moi même et sur les autres, certainement que je ferai un article un jour sur ce magnifique pays. Pour moi cette mention « voyage » est très importante car elle est reliée directement à mes deux autres passions et particulièrement à la littérature puisque c’est durant mes absences qu'elle est est devenue alors pour moi un véritable refuge, une source d’espoir et de courage. D'ailleurs, comme vous vous en apercevrez très tôt, je vais essayer de vous présenter des œuvres de tous les continents.

Je pense avoir assez blablater, sûrement que cette description viendra à être modifié dans le futur. Certainement que je vais me planter dans les débuts, que je vais faire des erreurs, être illisible, incompréhensible et j’en passe mais je compte sur vous pour me faire part de vos avis et critiques pour m’améliorer. 


Bref, bienvenue sur Roseau des merveilles ! :)